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Crédits bancaires: Le taux d’impayés des hôteliers culmine à 22%

Malgré le repli du stock de ses créances bancaires en souffrance en 2016 et 2017, le secteur de l’hôtellerie détient toujours le taux d’impayés le plus élevé des entreprises. Le BTP affiche pour sa part une hausse inquiétante de ses créances difficiles. C’est ce qui ressort du dernier rapport sur la supervision bancaire de Bank Al-Maghrib

Les créances en souffrance détenues par les établissements de crédit sur les entreprises non financières ont augmenté de 1,8% en 2017 (après 8% en 2016) pour s’établir à 48,5 milliards de DH.

Ces créances sont couvertes par des provisions à hauteur de 72%, soit deux points de plus qu’en 2016.

Le taux d’impayés a donc légèrement fléchi (il a augmenté moins vite que l’encours global des crédits aux entreprises) à 10,1% contre 10,2% une année auparavant.

Chez les banques, les impayés des entreprises non financières atteignent les 43,7 milliards de DH, en hausse de 1%, soit un taux d’impayés de 10,3% (contre 10,4% en 2016).

Voici un tour d’horizon par secteur:

> Les créances difficiles du secteur primaire (agriculture, pêche et forêts) ont augmenté de 3% pour représenter 10% des crédits accordés au secteur contre 9,4% en 2016. Elles totalisent 3,2 milliards de DH (7,3% du total).

> Celles du secteur industriel ont reculé de 4,5%, à 12,8 milliards de DH (29,3% du total). Soit un taux d’impayés de 9,3% contre 9,7% une année auparavant.

> BTP (promotion immobilière comprise): il y a eu forte augmentation des impayés (+15,6%) qui atteignent 7,1 milliards de DH (16,2% du total). Le taux d’impayés demeure inférieur à la moyenne, à 7,6% contre 8,6% en 2016, mais la tendance est inquiétante.

Le secteur fait face à plusieurs difficultés: ralentissement de la demande, bradage des prix, allongement des délais de paiement, concurrence étrangère, informel, manque de visibilité… Le contrat programme qui devait être signé fin 2017 n’a toujours pas vu le jour.

> Forte hausse également pour le secteur du commerce, dont les créances difficiles ont augmenté de 11,6% après un recul de 1,8% en 2016, pour s’établir à 7,4 milliards de DH (16,9% du total). Le taux de ces créances monte donc à 13,1% contre 12,8% une année auparavant.

> Mais le secteur qui se distingue par le taux d’impayés bancaires le plus élevé demeure celui de l’hôtellerie. Malgré le recul du stock de ces créances de 2,5% en 2017 et de 3,5% en 2016 (3,4 milliards de DH, soit 7,8% du total), le taux culmine toujours à plus de 22%.

La baisse du stock d’impayés est due en grande partie à la reprise des arrivées et des recettes touristiques. Pour les professionnels du secteur, il faut encore quelques années de performances au niveau de l’activité pour résorber ces créances et retrouver la confiance des banques qui ne financent presque plus les opérateurs.

Mais un fonds de restructuration de la dette des hôteliers demeure nécessaire pour assainir rapidement le secteur et accélérer son développement. L’association des investisseurs touristiques a soumis il y a quelques temps déjà un projet dans ce sens au ministère de tutelle qui étudie toujours sa proposition.

>Enfin, notons une nette diminution des créances en souffrance du secteur transport et communication qui a épongé l’augmentation de 2016: -35,5% après +30,1%, soit un stock de 3 milliards de DH (6,8% du total). Le taux d’impayés revient ainsi à 7,9%.

Le reste des créances en souffrance, à savoir 6,7 milliards de DH, est détenu sur les entreprises de secteurs divers qui affichent un taux d’impayés de 6,8%.

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